ACTE TROISIÈME
LE DUC JEAN
Prouve-moi que j'ai tort.
NERILL.
Si j'avais un moyen I
LE DUC JEAN
Fais que, sans être vu, j'entende l'entretien.
NERILL.
A l'insu de madame !
LE DUC JEAN
Aimes-tu Jack?
NERILL.
Si j'aime Mon fiancé ! Mais c'est Votre Grâce elle-même, C'est vous qui voulez bien nous marier.
LE DUC JEAN
Oui, si Je me marie. Alors, ôte-moi mon souci.
Autrement, ton hymen, ma chère, est en détresse. Si tu dis vrai, tu rends service à ta maîtresse, Son innocence éclate, et tu fais quatre heureux. Sinon, ton Jack me suit.
NERILL, hésitant.
Je suis sûre qu'entre eux Il ne se dira rien qui ne se puisse entendre...
LE DUC JEAN
Alors...
76 FORMOSA
N E R I L L , allant à une portière qu'elle soulère.
Mettez-vous là.
LE DDC JEAN.
Nul ne peut m'y surprendre?
NERILL.
Ne craignez rien. Je fais plus qu'il ne conviendrait, Mais vous, c'est elle; ils ont quelque innocent secret. Et bientôt, regrettant votre injuste querelle, Vous n'en aurez que plus de tendresse pour elle. Votre soupçon vous va sembler bien puéril ! Entrez.
LE DDC JEAN.
Nous te devrons notre bonheur.
Xcrill laisse retomber la portière.