SCENE I
Entrent, Tenant du bois. JORGAiN, PHILIPPE
et PROSPER, puis, sortant de la serre, CELINE;
puis de la maisonnette, JEROME et JEAN.
JORGAN.
Voici la maison. Holà, Bertrand! (àPhuippe.i Un mot à dire à mon nouveau garde-cliasse.
Céline sort de la serre, avec des fleurs qu'elle arrange en bouquet.
Dites.
JORGAX.
Bertrand ! (parait sur le seuil de la maison Jérôme, un bras de moins, la main gauche appuyée sur un enfant.] Comment ! VOUS ICI !
Où est Bertrand?
JÉRÔME
Ce n'est pas encore Bertrand qui occupe cette maison.
JORGAN.
Qui donc est-ce?
lOG EN PUISSANCE DR MARI.
JÉRÔME
Pardon, monsieur, mais...
JORGAN.
C'est vous! Je vous avais dit de partir vendredi.
JÉRÔME
OÙ irais-je? Qui voudra de moi maintenant, avec un bras de moins?
JORGAN.
Est-ce ma faute si vous êtes maladroit? Il fallait faire attention.
JÉRÔME
Vous me blâmiez toujours; je surveillais mal, je laissais braconner votre gibier et détruire vos arbres, j'avais peur, j'étais tout sens dessus dessous; j'ai vu un homme qui m'a eu l'air suspect, je me suis jeté après lui sans prendre garde, il y avait une haie, j'ai sauté, mon fusil s'est accroché à une branche, le coup m'est parti dans le bras, on m'a fait l'amputation, me voilà incapable de travailler, et, pour récompense, vous me renvoyez!
JORGAIV.
Ah! cà, est-ce que vous auriez rêvé que je vous tarderais, par hasard?
JÉRÔME
Madame avait eu la bonté...
JORGAN, en roli-rc.
Ah! c'est Madame qui vous a fait rester? Eh bien, attendez! Je vais chercher Bertrand. Excusez-moi,