ACTE PREMIER
M. Bréhal est mort, laissant un fils unique qui ne s'est jamais occupé d'afifaires...
PHILIPPE
Il est de fait que Gérard ne fréquente des bureaux que la caisse.
CÉLINE
La maison, aux mains d'une veuve, avait besoin de vous. Vous avez fait du désintéressement!
PHILIPPE
Je ne vous connaissais pas alors, vous m'auriez conseillé. Mais c'est Bréhal! (ii regarde dans la bois.i Oui! (appelant), Gérard! Bréhal! Gérard! Ah! enfin!
CÉLINE, GÉRARD, PHILIPPE
PHILIPPE, allant au-Jevant de Gérard.
Bonjour, Gérard. Vous ne nous voyiez donc pas?
GÉRARD
Bonjour, Philippe. Comment va ma mère?
PHILIPPE
Elle allait bien hier.
GÉRARD
Merci. Je ne l'ai pas embrassée depuis jeudi, — des amis m'ont entraîné à une excursion, — mais j'irai
demain. Je m'en veux d'être resté si longtemps sans la voir.
CKLINK.
Il paraît que je ne suis pas votre mère.
GÉRARD
Céline!
CÉLINE
Céline pour vous; pour Philippe, M""= Barjolier.
, GÉRARD
Vous êtes mariée !
On ne vous voit plus, il faut bien se distraire.
PUILIPPE.
Je vais au-devant de ces messieurs, iiis'éioigne.
CÉLINE
Ah! çà, est-ce que vous êtes devenu loup, qu'on ne vous rencontre plus que dans les bois? Savez-vous qu'il y a près d'un an que vous avez disparu de la circulation? Ingrat! Je devrais faire semblant de ne pas m'en être aperçue. Eh bien, je vais vous combler de fatuité, tans pis, vous nous manquez. Je peux vous le dire, maintenant que vous ne l'êtes plus, vous étiez charmant. Impossible d'avoir plus d'entrain, de dire et de faire plus de folies, de mieux perdre au jeu. Les hommes mêmes vous regrettent. Et si vous voyiez vos délaissées ! Tenez, cette pauvre Laure. J'ai dîné chez elle depuis votre disparition. Vous n'étiez plus là pour faire vivre tout, on ne riait plus, on ne