J OP. G AN
Ainsi, moi, j'ai en lui une foi absolue, et j'affirme qu'il a pour moi une affection à toute épreuve.
SERGENT
Vous en êtes sûr?
JORGAN.
En douteriez-vous?
SERGENT
Je n'ai pas de doute.
JORGAN.
C'est-à-dire que je me trompe? Donnez-m'en la preuve et je vous prête les vingt mille francs.
SERGENT
Je vais vous la donner d'un mot ; il sait que Prosper Barjolier est votre fils.
JORGAN, à part.
Ah!. . (Haut.) Qui lui a fait ce conte ?
SERGENT
Ma femme connaissait la mère.
JORGAN.
Votre femme connaissait la mère, vous connaissiez Philippe... Ohl je vous excuse, vous ne saviez pas alors qu'un jour vous pourriez avoir besoin de moi.
SERGENT
C'est donc votre fils qui a été préféré à Philippe ? Pourquoi? I^hilippe n'est pas assez modeste pour s'expliquer sa défaite par son infériorité. Il se l'explique par vos millions. Barjolier n'est que votre fils naturel, mais vous n'avez pas d'autre enfant, il sera votre héritier. C'est donc à vos millions, c'est-à-dire à vous, que Philippe en veut du mariage dont il ne se consolera pas. Ali! s'il peut jamais se venger de vous ! Je me mets à sa place, je n'aurais pas une autre idée.