ACTE DEUXIÈME, PREMIÈRE PARTIE
SGÈiNE IV.
JORGAN, CÉLINE.
JORGAN.
Eh bien, ma chère Céline, comment trouvez-vous ma fête en plein air?
C É LliVE , amère.
Parfaite.
JORGAN.
Ce qui m'en a ravi, c'est la bonne humeur de Philippe... Vous aviez fini par me faire douter, j'avais peur qu'il ne vous gardât rancune de votre mariage. Mais je l'ai observé toute la journée, je vous réponds qu'il en a bien pris son parti.
Sur quoi m'en répondez-vous?
JORGAN.
D'abord, sur ce qu'il est on ne peut plus aimab.e avec moi et avec ma femme.
CÉLINE
Il est vrai qu'il ne l'a pas quittée.
JORGAN.
N'est-ce pas? Et puis, vous avez été très aimabk, vous, avec Prosper, et je vous en remercie. Philippe
VOUS a vue et n'en a témoigné aucune irritation. Il est resté souriant et indilTérent. Et encore, je vieus d'en causer avec Sergent... Vous le connaissez?
CÉLINE
Le mari d'Hortense?
JORGAN.
L'ex-danseuse ?
CÉLINE
Oh 1 il l'a épousée par degrés.
JORGAN.
Il est l'ami intime de Philippe. Il le croit sincère.
CÉLINE
Cette candeur l'honore.
Il affirme que Philippe n'a pas la moindre arrièrepensée.
CÉLINE
Combien lui avez-vous payé ça?
JORGAN.
Rien.
CÉLINE
C'est cher.
JORGAN.
Je suis de l'avis de Sergent. Votre mariage a pu chagriner Philippe pendant un certain temps, mais huit mois ont passé là-dessus, et il y a tout lieu de croire qu'il ne pense plus à vous.