‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 106 sur 108 · BLANCHE, LA FÉE, COLIN · texte numérisé non relu

BLANCHE, LA FÉE, COLIN

blanche, qui se croit seule.

L ne peux habiter plus long-temps cet asyle ; Tout y semble aigrir ma douleur:

Leurs plaisirs vrais et leur bonheur tranquille Sont un reproche pour mon cœur.

Fuyons... Eh quoi ! l’heureux sort de ma sœur Rend-il ma peine plus affreuse ?

Hélas ! quand on est malheureuse ,

îS

2c6 BLANCHE ET VERMEILLE,

Tout parle de notre malheur.

Que devenir ? Quel chemin dois-je suivre ?

Ah ! si la fée...

LA F É E , se montrant ; Colin reste derrière Eh bien J me voilà ; que veux-tu î

Secourez-moi, j’ai tout perdu:

Colin ne m’aime plus , je n’y pourrai survivre.

LA FÉE

C’est toi qui l’as quitté.

BLANCHE

Je le sais trop , hélas !

Et je l’aimois pourtant plus que ma vie.

Prenez pitié de Blanche , elle est assez punie;

Et souffrez que du moins je m’attache à vos pas :

J’aurai soin de votre vieillesse ,

Je n’aimerai que vous; mon respect, ma tendresse Seront mes seuls plaisirs jusquesi «ion trépas.

LA FÉE

Quand on a du chagrin, comme on a le cœur tendre Allons , viens, donne-moi le bras.

( Elles se mettent en marche. }

Arrêtez, arrêtez.

COLIN

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