‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 35 sur 108 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LE MARQUIS, LA MARQUISE, DURVAL

LA MARQUISE

Es t- ce bien elle! elle qui me juroit hier encore une éternelle amitié , qui vouloit tout quitter, tout abandonner pour vivre avec moi , pour devenir ma fille ! Ah ! monsieur Durval , n’en êtesvous pas indigné? 6,.

Comment, madame ! en perdant ce procès, vous perdez toute votre fortune ?

LA MARQUISE

Hélas ! je n’avois d’autre bien que cette succession : je ne crains pas de vous ouvrir mon cœur, vous êtes le seul ami qui me reste.

D U R V A L , à part.

Ce procès me ruine aussi.

LA MARQUISE

Donnez -moi vos conseils.

Il n’y en a plus quand on est sans ressource. D’ailleurs , je suis aussi à plaindre que vous; je ne dois plus compter sur les promesses que vous m’avez faites ; j’ai perdu mon temps dans votre maison.

LE MARQUIS

Hâtez-vous donc d’en sortir, mon-

ACTE III, SCENE III. 67 sieur, puisque notre fortune étoit le seul lien qui vous attachoit à nous.

Mais...

le marquis.

Ne cherchez point de vaines excuses ; nous ne valons plus la peine que VOUS VOUS déguisiez. ( Durval sort. )

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