ALAMIR, Z É L I E
ALAMIR
J e t’en conjure , ma Zélie,
Ne me cache plus ta douleur.
Hélas! dans mon ame attendrie Craindrois-tu d’épancher ton cocurè
Sois bien sûre , ma tendre amie,
Que l’amour saura te calmer.
Et que les peines de la vie Font mieux sentir le bonheur de s’aimer.
Pourquoi me dérober tes larmes ?
Je dois tout partager, jusqu’au moindre soupir.
Ne suis-je plus cet Alamir A qui tu confiois tes plaisirs , tes alarmes ?
Tu ne m’aimes donc plus ?
Ah! je n’aime que toi;
Mais je crains...
ALAMIR
Que crains -tu?
Mon ami , laisse - moi.
C’est peut - être en vain que je tremble :
A quoi bon te donner des chagrins superflus ?
ALAMIR
Et comptez - vous pour rien de s’affliger ensemble ? z É L i E.
Eh bien ! je ne résiste plus...
l’avois pourtant promis de garder le silence;