‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 50 sur 108 · ALAMIR, Z É L I E · texte numérisé non relu

ALAMIR, Z É L I E

ALAMIR

J e t’en conjure , ma Zélie,

Ne me cache plus ta douleur.

Hélas! dans mon ame attendrie Craindrois-tu d’épancher ton cocurè

Sois bien sûre , ma tendre amie,

Que l’amour saura te calmer.

Et que les peines de la vie Font mieux sentir le bonheur de s’aimer.

Pourquoi me dérober tes larmes ?

Je dois tout partager, jusqu’au moindre soupir.

Ne suis-je plus cet Alamir A qui tu confiois tes plaisirs , tes alarmes ?

Tu ne m’aimes donc plus ?

Ah! je n’aime que toi;

Mais je crains...

ALAMIR

Que crains -tu?

Mon ami , laisse - moi.

C’est peut - être en vain que je tremble :

A quoi bon te donner des chagrins superflus ?

ALAMIR

Et comptez - vous pour rien de s’affliger ensemble ? z É L i E.

Eh bien ! je ne résiste plus...

l’avois pourtant promis de garder le silence;

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