AZ U R I N E
o u R a g e , mes enfants , disputez - vous bien fort J’aime mieux vous voir en querelle ,
Que si vous étiez trop d’accord.
Ma peine étoit déjà mortelle
LE BAISER
De vous savoir ensemble er loin de mol.
Alamir, dites -moi pourquoi Vous avez fui loin de ma vue.
ALAMIR
Pardonnez ; mais Phanor qui veut m’ôter son cœur. Qui lui jure à ses pieds une éternelle ardeur,
C’est un spectacle qui me tue :
Non , je ne puis le soutenir.
Je conçois, mon cher fils, combien tu dois souffrir. Mais revenez tous deux ; je crains que votre absence Ne donne des soupçons au cruel enchanteur.
ALAMIR
Défiez-vous plutôt de ma présence.
Je n’étois déjà plus maître de ma fureur.
Pvetournez vers Phanor, et que votre prudence,
En m’éloignant de lui , prévienne mon malheur; Laissez-moi dans ces lieux, ou craignez pour ma vie.
Je vais donc emmener Zélie.
ALAMIR
Oh ! non, ma mere ; ou je vous suis :
Je ne la quitte plus, vous me l’avez donnée.