‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 66 sur 108 · AZ U R I N E · texte numérisé non relu

AZ U R I N E

o u R a g e , mes enfants , disputez - vous bien fort J’aime mieux vous voir en querelle ,

Que si vous étiez trop d’accord.

Ma peine étoit déjà mortelle

LE BAISER

De vous savoir ensemble er loin de mol.

Alamir, dites -moi pourquoi Vous avez fui loin de ma vue.

ALAMIR

Pardonnez ; mais Phanor qui veut m’ôter son cœur. Qui lui jure à ses pieds une éternelle ardeur,

C’est un spectacle qui me tue :

Non , je ne puis le soutenir.

Je conçois, mon cher fils, combien tu dois souffrir. Mais revenez tous deux ; je crains que votre absence Ne donne des soupçons au cruel enchanteur.

ALAMIR

Défiez-vous plutôt de ma présence.

Je n’étois déjà plus maître de ma fureur.

Pvetournez vers Phanor, et que votre prudence,

En m’éloignant de lui , prévienne mon malheur; Laissez-moi dans ces lieux, ou craignez pour ma vie.

Je vais donc emmener Zélie.

ALAMIR

Oh ! non, ma mere ; ou je vous suis :

Je ne la quitte plus, vous me l’avez donnée.

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