‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 67 sur 108 · ACTE I I, S C E N E III · texte numérisé non relu

ACTE I I, S C E N E III

Tu me fais trembler , mon cher fils.

Si vous tne promettiez d’achever la journée Sans cesser de vous disputer...

Oh! je vous le promets ; vous pouvez nous quitter.

Hélas !

ZÉLIÏ.

Fiez-vous à Zélie.

Allons, je vais retrouver le génie ;

Je vais tâcher , par mes adroits discours,

De lui dérober vos amours.

Et de tenir sa prudence endormie, il faut , jusqu’à demain , éviter son courroux :

Mais , dans le péril qui nous presse , J’attends bien moins de mon adresse Que de mon amitié pour vous.

Tendre Amitié, viens , je t’appelle,

Inspire - moi dans ce dangereux jour ;

Donne tout l’esprit de l’amour A la tendresse maternelle.

LE BAISER

ijo

Adieu , mes chers enfants ; n’oubliez pas tous deux Que mon sort dépendra de votre destinée.

Une mere est toujours la plus infortunée Quand ses enfants sont malheureux.

( Elle sort. )

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