‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 74 sur 108 · Î/JO LE BAISER · texte numérisé non relu

Î/JO LE BAISER

Auroient assez de ces mots-là Pour se parler toute la vie.

z É l i E , troublée.

Alamir...

Eh bien?

Quittons -nous.

ALAMIR

Quoi ! tu voudrois ôter à mon ame éperdue Le seul plaisir permis , le bonheur de ta vue ?

Eh ! que crains - tu ? Je suis tremblant à tes genoux. Z É L I E, dansle dernier trouble , se penche sur Alamir ; leurs visages sont tout près de se toucher.

Je crains ce langage si doux Qui se fait toujours ttop entendre ;

Ton air soumis , ta voix si tendre ,

Tout avec toi m’inspire la frayeur.

Je n’ose respirer l’air que ta bouche enflamme ; il porteroit jusqu’à mon ame Tout le feu qui brûle ton cœur.

alamir, transporté.

Ah ! maZélie...

{Il l'embrasse ; Phanor et sa suite paraissent J}

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