Î/JO LE BAISER
Auroient assez de ces mots-là Pour se parler toute la vie.
z É l i E , troublée.
Alamir...
Eh bien?
Quittons -nous.
ALAMIR
Quoi ! tu voudrois ôter à mon ame éperdue Le seul plaisir permis , le bonheur de ta vue ?
Eh ! que crains - tu ? Je suis tremblant à tes genoux. Z É L I E, dansle dernier trouble , se penche sur Alamir ; leurs visages sont tout près de se toucher.
Je crains ce langage si doux Qui se fait toujours ttop entendre ;
Ton air soumis , ta voix si tendre ,
Tout avec toi m’inspire la frayeur.
Je n’ose respirer l’air que ta bouche enflamme ; il porteroit jusqu’à mon ame Tout le feu qui brûle ton cœur.
alamir, transporté.
Ah ! maZélie...
{Il l'embrasse ; Phanor et sa suite paraissent J}