ACTE I I , S C E N E IV
Eh ! que veux-tu donc que je fasse ?
Cruelle , réponds-moi; l’amour est mon bonheur} Il est mon bien, il est ma vie.
Je ne sais rien qu’aimer Zélie,
Je ne veux rien que posséder son cœur.
Me livrer tout entier à ma brûlante ivresse.
Ne respirer qu’amour, ne sentir que ses feux,
Ne voir que toi , te voir sans cesse ,
Et toujours puiser dans tes yeux Et mon bonheur et ma tendresse ,
C’est le plus cher, c’est le seul de mes vœux.
Et tuvoudrois me l’interdire...
Donne -moi plutôt le trépas,
( Il se met à ses genoux. )
ZÉLIE, émue.
Mon ami... tu vois bien que tu n’es plus là -bas.
Laisse-moi t’adorer ; partage mon délire.
Eh ! n’ai-je pas reçu ta foi ?
Tu m’appartiens, je suis à toi :
J’ai tant de plaisir à te dire ,
Tu m’appartiens, je suis à toi!
Deux amants, ma chere Zélie ,
Qui ne sàuroient rien que cela,