‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 78 sur 108 · ACTE III, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE I

Elle deviendroit aujourd’hui Votre redoutable demeure.

Là , sans secours et sans appui ,

Vous déploreriez à toute heure Votre imprudence et votre amour.

Vous entendez l’arrêt que ma bouche prononce;

Vous choisirez , et me rendrez réponse.

[Il veut s'en aller , Zélie l'arrête.)

ZÉIIH.

Mon choix est fait.

Eh bien ?

ZÉLIE

Qu’on me mene à la tour.

Perfide , c’en est trop. Soldats , qu’on me délivre D’un objet odieux qui mérite la mort.

Pour la punir, je veux la laisser vivre :

Mais que dans cette tour elle achevé son sort.

( Les soldats enferment Zélit dans la tour. )

Devenons impitoyable ,

Que rien n’arrête mes fureurs;

il»

14$ LE BAISER

Méritons la haine implacable Que je trouve dans tous les cœurs.

Je lui soumettois mon empire ; J’oubliois mes transports jaloux ;

Je lui demandois à genoux Les loix qu’elle vouloit prescrire :

Un coup-d’œil , un tendre sourire M’alloit rendre facile et doux...

Devenons impitoyable ,

Que rien n’arrête mes fureurs; Méritons la haine implacable Que je trouve dans tous les cœurs.

( Il sort avec toute sa suite. )

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