ACTE III, SCENE I
Elle deviendroit aujourd’hui Votre redoutable demeure.
Là , sans secours et sans appui ,
Vous déploreriez à toute heure Votre imprudence et votre amour.
Vous entendez l’arrêt que ma bouche prononce;
Vous choisirez , et me rendrez réponse.
[Il veut s'en aller , Zélie l'arrête.)
ZÉIIH.
Mon choix est fait.
Eh bien ?
ZÉLIE
Qu’on me mene à la tour.
Perfide , c’en est trop. Soldats , qu’on me délivre D’un objet odieux qui mérite la mort.
Pour la punir, je veux la laisser vivre :
Mais que dans cette tour elle achevé son sort.
( Les soldats enferment Zélit dans la tour. )
Devenons impitoyable ,
Que rien n’arrête mes fureurs;
il»
14$ LE BAISER
Méritons la haine implacable Que je trouve dans tous les cœurs.
Je lui soumettois mon empire ; J’oubliois mes transports jaloux ;
Je lui demandois à genoux Les loix qu’elle vouloit prescrire :
Un coup-d’œil , un tendre sourire M’alloit rendre facile et doux...
Devenons impitoyable ,
Que rien n’arrête mes fureurs; Méritons la haine implacable Que je trouve dans tous les cœurs.
( Il sort avec toute sa suite. )