‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 97 sur 108 · ACTE I, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI

Qui grave toujours là votre moindre leçon.

LA FÉE

( Elle voit Lubirt. )

Nous sommes en famille... Eh ! quel est ce garçon ? Dis-moi.

VERMEILLE

Si vous savez tout ce qui m’intéresse ,

Vous vous doutez sûrement qu’il sera Bientôt de la famille.

L u B I N, saluant la fée.

Et qu’il vous aimera ,

Si vous le permettez , madame.

LA FÉE

J’y consens de toute mon ame.

Écoutez-moi : mon art n’est pas bien grand;

Tu le vois, ma chere Vermeille ,

Mon âge en est un sûr garant :

Car, vous n’en doutez pas , quand une femme est vieille. Elle n’a pu faire autrement.

J’aurai le pouvoir cependant D’accomplir le souhait le plus cher à votre anie.

Voyez quel désir vous enflamme;

Demandez et soyez sûres de l’obtenir.

Allons , c’est à vous de choisir ;

Ï9o BLANCHE ET VERMEILLE.

Votre attente sera remplie :

Mais prenez garde à ce souhait;

Les biens ou les maux de la vie Viennent presque toujours du premier choix qu’on fai L u B i N , bai a Vermeille.

Que vas-tu demander ? Mon cœur est dans la peine.

VERMEILLE

Va , je ne suis pas incertaine.

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