ACTE I, SCENE VI
Qui grave toujours là votre moindre leçon.
LA FÉE
( Elle voit Lubirt. )
Nous sommes en famille... Eh ! quel est ce garçon ? Dis-moi.
VERMEILLE
Si vous savez tout ce qui m’intéresse ,
Vous vous doutez sûrement qu’il sera Bientôt de la famille.
L u B I N, saluant la fée.
Et qu’il vous aimera ,
Si vous le permettez , madame.
LA FÉE
J’y consens de toute mon ame.
Écoutez-moi : mon art n’est pas bien grand;
Tu le vois, ma chere Vermeille ,
Mon âge en est un sûr garant :
Car, vous n’en doutez pas , quand une femme est vieille. Elle n’a pu faire autrement.
J’aurai le pouvoir cependant D’accomplir le souhait le plus cher à votre anie.
Voyez quel désir vous enflamme;
Demandez et soyez sûres de l’obtenir.
Allons , c’est à vous de choisir ;
Ï9o BLANCHE ET VERMEILLE.
Votre attente sera remplie :
Mais prenez garde à ce souhait;
Les biens ou les maux de la vie Viennent presque toujours du premier choix qu’on fai L u B i N , bai a Vermeille.
Que vas-tu demander ? Mon cœur est dans la peine.
VERMEILLE
Va , je ne suis pas incertaine.