‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 101 sur 113 · SCENE XL · texte numérisé non relu

SCENE XL

ARLEQUIN

Ma bonne amie...

ROSETTE

Eh bien?

ARLEQUIN

II est possible que l’amour, le bonheur de vous épouser demain, me troublent la cervelle : si cela est , vous devez avoir pitié du mal que vous m’avez fait. Redites -moi donc par amitié, par complaisance, dans quel endroit, quand et comment vous avez eu tant de plaisir à me donner ce portrait.

ROSETTE

Ici, il n’y a pas un quart d’heure:

je revenoisde chez le peintre, je t’ai trouvé frappant à ma porte ; je t’ai. . .

ARLEQUIN

Moi, je frappois à votre porte?

ROSETTE

Sans doute. Je t’ai donné la boîte

234 les jumeaux.

où étoit le portrait; et comme tu m^avois dit que ton maître te refiisoit ce qu’il te doit, j’ai mis dans la boîte le peu d’argent que je possédois.

ARLEQUIN

Comment ! vous avez mis de l’argent dans la boîte?

ROSETTE

Oui, mon ami : enserois-tufâché?

ARLEQUIN

Ni fâché ni bien -aise; cela ne fait rien à la ressemblance. Ensuite?

ROSETTE

Ensuite, voilà tout.

ARLEQUIN

Et tout cela est vrai?

ROSETTE, émue.

Comment ! si cela est vrai!

ARLEQUIN

Et où l’ai-je mise cette boîte?

Je l’ai laissée dans vos mains. Au-

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