SCENE X r
riez -vous le projet de rompre avec moi, en me niant tout ce que je viens de dire?
ARLEQUIN, cherchant dans sa poche.
Oh ! non, ma bonne amie : oh !
mon dieu , non. Je t’aime trop pour ne pas te croire plus que je ne me crois moi-même. C’est singulier ; voilà tout.
ROSETTE, un peu émue.
Quoi ! vous ne vous souvenez pas. . .
arlequin.
Si fait, si fait, ma bonne amie, je m’en ressouviens à présent, je m’en ressouviens à merveille. Je vous remercie de votre complaisance, et (il soupire.) du portrait que vous m’avez donné ; je ne le perdrai pas , c’est bien sûr.
ROSETTE
En vérité , mon ami , je crois que ta tête est un peu troublée : mais cela ne peut medéplaire , et je souhaite de ne
te voir jamais plus sage. Adieu , mon ami ; il fait nuit tout- à- fait, je me retire. A demain; tu ne l’oublieras pas, i’espere?
arlequin.
Non, sans doute; et je vous réponds de ne pas me faire attendre. (Elle rentre chez elle : il fait nuit tout- à- fait. )