‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 107 sur 113 · ARLEQUIN, ROSETTE, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, ROSETTE, ARLEQUIN

Je voudroisbien savoir comment elle pourra s’excuser de tout ce que je viens d’entendre.

ai

ROSETTE, h tâtons.

Mon cher ami, où es- tu? N’es-tu pas blessé? Parle vite.

ARLEQUIN

Oui , oui , je suis blessé , et cruellement blessé. La voilà donc, cette Rosettedont j’étois sisûr ! La veilledeson mariage , elle trahit son mari... Allez, je vous connois à présent, et je ne vous aime plus. Oh ! je sais bien que j’en mourrai d’avoir prononcé ce mot- là; mais je vous le dirai cent fois pour mourir plus vite, je ne vous aime plus , Je ne vous aime plus , je ne vous aime plus, je ne vous aime plus.

ROSETTE

Je te supplie de me répondre. Que peux tu donc me reprocher?

ARLEQUIN

Ah! ce n’est qu’à ceux que l’on estime encore, que l’on fait des repro-

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