‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 34 sur 113 · ARLEQUIN, LES DEUX ENFANTS · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, LES DEUX ENFANTS

arlequin.

Avez-vous bien lu, ce matin?

Oh oui, mon papa.

ARLEQUIN

Votre maman a-t-elle été contente de vous?

LE CADET

Elle a dit que oui, mon papa.

ARLEQUIN

Vous ne l’avez pas fait enrager? elle ne vous a point grondés ni l’un ni l’autre?

Au contraire, mon papa, elle nous a bien baisés.

ARLEQUIN, les embrassanl avsê tendresse.

Cela étant, venez me baiser aussi.

(Arlequin, pendant tout ce couplet, a son visage tout près et au milieu de ceux de ses enfants ; il les baise presque k chaque parole. ) Quand VOUS voudrez me rendre bien heureux, vous n’avez qu’à rendre votre mere bien contente. Elle en sait plus que nous trois , voyez- vous ; ainsi nous ne devons être occupés que de faire tout ce qu’elle veut. Nous y trouverons son plaisir, d’abord, et puis notre bien ; c’est tout ce qu’il nous faut : n’est-il pas vrai?

Oui , mon papa. Mais puisque nous avons été bien sages , vous devriez bien nous conter quelqu’un de ces beaux contes que vous savez.

LE CADET

Ah ! oui, mon papa.

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