‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 41 sur 113 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

ARLEQUIN

Oui, il est venu un domestique qui m’a laissé une lettre pour vous.

Pour moi? Et que dit cette lettre?

ARLEQUIN

Je n’en sais rien ; la voilà.

ARGENTINE, regardant.

Ah!...

ARLEQUIN

Reconnoissez-vous l’écriture?

ARGENTINE

Oui.

ARLEQUIN

De qui est-elle ?

ARGENTINE

Elle est... (à part.) Que lui dirai-je?

ARLEQUIN

Eh bien?... cela vous embarrasse.

ARGENTINE

Mon ami, me crois-tu capable de te tromper?

102 LE BON MÉNAGE, arlequin,

, Répondez-moi d’abord ; de qui 'est cetie lettre?

Je la crois de M. Lélio.

arlequin.

Je le crois de même. Ouvrez-la.Xa main vous tremble.

( Argentine ouvre la lettre et la lit avec beaucoup d’émotion. )

Eli bien?

A R G E N T l N F. lui donne la lettre.

Tenez , vous allez me croire coupable, vous aurez le droit de le penser; et cependant le ciel m’est témoin que c’est la vertu la plus pure, le sentiment le plus honnête qui m’empêche de me justifier.

ARLEQUIN

Voyons. (Il prend la lettre en tremblant.) Celte lettre donne le frisson à tout le monde. (Il la lit d’une voix altérée, jettanï

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