‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 42 sur 113 · SCENE XII. io · texte numérisé non relu

SCENE XII. io

«|e temps en temps des regards sur sa femme. )

fc Ma chere amie, j’arrive, et j’ai betc soin de toute ma raison pour ne pas te voler dans tes bras. Si je ne craite gnoisquede me perdre, rien ne me te retiendroit; maisjepourroistecomte promettre , et mon amour même est te moins fort que cette crainte. Il est si ce important pour nous de tromper cete lui qui détruiroit notre bonheur ! Le te nom sacré qui l’attache à toi suffit^ te peine pour modérer ma haine. J’este pere qu’un jour viendra, et ce jour te n’est pas loin, où nous pourrons <e nous livrer publiquement à notre te amour et dévoiler à tous les yeux te les nœuds qui nous attachent l’un à te l’autre. Adieu ; tâche de venir me «e voir, si tu peux échapper aux yeux ce du barbare qui te veille : je t’attends; te tu sais si je t’aime. Lélio».

Je ne sais si je dors ou si je veille ;

io4 LE BON MÉNAGE, mais si je dors, je fais un vilain rêve; et si je suis éveillé. . . Oh ! je le suis. ( Il relit l’adresse.) A madame Argentine. ( Il se frotte les yeux. ) A madame Argentine. Tenez, madame.

ARGENTINE

Mon ami...

ARLEQUIN

Je ne le suis plus votre ami : vous m’avez trompé ; et c’est d’autant plus affreux que je ne vivois que pour vous croire. Comment! vous qui me parliez toujours de votre tendresse pour moi, vous qui étiez toujours pendue à mon bras ou à mon cou, vous faisiez semblant de m’aimer pour mieux me trahir; vous m’embrassiez pour m’empêcher d’y voir clair ! Voilà ce qui m’indigne le plus ; car je ne parle pas de mariage, ce n’est rien cela auprès de l’amour.

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