‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 45 sur 113 · VÎ A D E M O IS E L L E · texte numérisé non relu

VÎ A D E M O IS E L L E

ROSALBA

Je viens de rencontrer ton mari.

Où alloit-il?

ROSALBA

Chez mon pere. Je lui ai donné moi-méme ce petit contrat que j’ai fait faire pour lui , selon tes intentions.

Mais à peine m’a-t-il regardée ; il a pris le papier d’un air égaré , et a poursuivi son chemin sans me parler. Eh quoi !.. . tu pleures , ma cliere A rgentine! Qu’est-il donc arrivé? répondsmoi vite.

ARGENTINE

Le plus affreux des malheurs. M.

Lélio vous a écrit comme à l’ordinaire, sous mon adresse. Mon mari a reçu la lettre ; il me croit coupable ; il m’abandonne; et je n’ai pas trahi votre secret.

O ciel ! que me dis-tu? Arlequin va chez mon pere ; je le connois, il lui dira tout; et mon pere sera plus irrité que jamais contre Lélio. Peut-être même soupçonnera- 1- il la vérité, et rien alors ne pourra le fléchir.... Ma chere amie , pardon , pardon mille fois; mais je te supplie, je te conjure d’attendre ici que je revienne te parler.

(Elle sort piécipitarament. )

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