‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 79 sur 113 · GLUANTE · texte numérisé non relu

GLUANTE

Je n’ai jamais été gâté par la fortune, et aucun revers ne peut m’étonner.

ARLEQUIN

J’avois espéré que nous ne nous quitterions jamais , et que ton mariage

186 LE BON PERE, avec Nérine te fixeroit dans ma maison pour toujours : mais tout est changé.

S’il n’y a que ce mariage de rompuy je suis trop vrai pour vous cacher qu’il ne pouvoit pas avoir lieu,

ARLEQUIN

Hélas 1 je me suis trompé dans ceîa comme dans bien d’autres choses. Mais ce qui me coûte le plus à te dire, ce qui me cause le plus de chagrin, c’est que je suis forcé de te demander un service.

Ah! monsieur, ordonnez, parlez; que faut-il faire?

ARLEQUIN

J’en suis bien fâché, j’en suis désespéré ; mais il faut que tu aies la bonté de t’en aller.

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