‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 8 sur 113 · SCENE r · texte numérisé non relu

SCENE r

lequin, et celui-ci le dérange toujours. ) Tu saïS bien où est le Luxembourg?

ARLEQUIN

Oui.

Eh bien , c’est là où l’on paie.

Au Luxembourg?

Oui... C’est-à-dire... Non... avant d’y entrer , à droite , tu verras une porte-cochere. .. Tiens... voilà le Luxembourg, là.... à droite, il y a une porte-cochere... jaune.

ARLEQUIN

Une porte jaune?

s c A P I N , vite.

Oui ; tu la reconnoîtras tout de suite. Tu frapperas, l’on t’ouvrira ;tu entres, tu vois un escalier à gauche, tu montes ; tu trouves au premier une petite porte grise, une sonnette avec

28 LES DEUX BILLETS, un pied de biche ; tu sonnes , vient un domestique : Je demande à parler à M. le Directeur. Donnez-vous la peine d’entrer. On te mene à son bureau , tu lui montres ton billet. Vite de l’argent à monsieur, trente sacs de mille francs , voyez si le compte y est. ( Arlequin regarde , Scapin vole le biller. ) On te prend ton billet et tout est fini.

ARLEQUIN

Oh! c’est clair. Vis-à-vis , porte jaune , porte grise , pied de biche , domestique, l’escalier, et de l’argent : c’est clair. J’y cours tout de suite. Pardi, sans toi j’aurois été bien embarrassé ; je te remercie.

SCAPIN

Il n’y a pas de quoi. Bon soir, mon ami; n’oublie pas la porte jaune.

ARLEQUIN

Oh!, je la trouverai bien. (Il sort.)

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