‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 96 sur 113 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

ARLEQUIN CADET, seul.

O N m’avoit bien dit que les demoiselles de Paris étoient fort prévenantes; mais, par ma foi, je n’aurois jamais cru que ce fût à ce point- là.

(Il regarde le portrait.) Elle estjolie, mademoiselle Rosette ! Mais cette boîte me semble bien lourde.... (IH’ouvre. ) Des louis d’or ! Elle est charmante, mademoiselle Rosette ! La fortune ne m’a pas fait attendre long- temps dans ce pays -ci. A peine débarqué, je trouve une jolie fille et de l’argent. (Il compte les louis d’or. ) Un , deux , trois , cinq

SCENE VIL 225 Plus j’y pense , plus je la trouve aimable ; dix , neuf, sept. . . Oh ! mon cœur est pour jamais à mademoiselle Rosette. (Ici Nérine arrive, et vient doucement derrière Arlequin cadet , en l’écoutant parler ; celui-ci , après avoir remis l’argent dans la boîte , s’adresse au portrait. )

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