‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 97 sur 113 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

ARLEQUIN CADET, NÉRINE

ARLEQCfIN CADET.

Oui , charmante Rosette, de toute mon ame je vous épouserai demain ; je vous aimerai, qui plus est: vous avez des maniérés si séduisantes , que jamais... (Nérine lui arrache la boîte avec fureur. )

NÉRINE

Enfin je te connois, monstreî

ARLEQUIN CADET

Bon !

Je connois ma rivale. C’est donc Rosette que tu me préférés? c’est Rosette que tu épouses demain?

ARLEQUIN CADET, à part.

Tenez ! l’on sait déjà mon mariage, (haut.) Oui, mademoiselle : est-ce une raison pour me prendre mon bien?

Ton bien, ton bien, scélérat! .

Je ne sais qui me tient que je ne t’arrache les yeux. Perfide ! ton bien étoit le cœur de Nérine qui t’adoroit, qui n’aimoit que toi, dont la félicité dépendoit de toi seul : ingrat! tu le méprises, tu comptes pour rien mon amour, mes larmes, mon désespoir ! Rien ne m’arrête plus ; il est temps de venger mes injures. ( Elle le prend à la gorge , et le secoùe rudement.) Il est temps d’é-

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