‹ Théâtre italien (volume 2)Chapitre 109 sur 114 · ARLEQUIN, ROSETTE · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, ROSETTE

ARLEQUIN

JF E voudrois bien savoir comment elle pourra s’excuser de tout ce que je viens d’entendre. N

ROSETTE, à tâtons.

Mon cher ami > où es~tu ? N'es-tu pas blessé ? Parle vite.

ARLEQUI N,

Oui, oui, je suis blessé, et cruellement blessé. La voilà donc , cette Rosette dont j'étois si sûr! La veille de son mariage, elle trahit son mari. ... Allez, je vous connois à présent , et je ne vous aime plus. Oh! je sais bien que j’en mourrai

ïS 6 LES J U M E A U XJ

d’avoir prononcé ce mot-là; mais je vous le dirai cent fois pour mourir plus vite, je ne vous aime plus; je ne vous aime plus , je ne vous aime plus, je ne vous aime plus.

ROSETTE

Je te supplie de me répondre. Que peux tu donc me reprocher?

ARLEQUIN

Âh î ce n’est qu’à ceux que l’on estime encore, que l’on fait des reproches; et je n’ai rien à vous reprocher. Adieu. ( U s’éloigne ; dans le moment Nérine paruît. )

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