VAUDEVILLE
ARLEQUIN CADET, à
La foi que vous m’arez promise , Ne la dois-je qu’à votre erreur ?
Trop souvent c’est une méprise.
Lorsque Ton croit être au bonheur.
Dissipez ma frayeur extrême En me promettant de nouveau Que vous m’aimerez pour moi-même Et non pas comme son jumeau.
Eloignez de vaines alarmes ,
L’hymen unira nos deux cœurs D’un rival vous avez les charmes.
Mais vous n’aurez pas ses rigueurs.
Pour fixer mon ame incertaine, L’Amour me prête sou flambeau ;
A l’aimer je perdis ma peine ,
Vous ne serez point son jumeau.
ARLEQUIN, àRosctu
Souviens-toi bien de l’imposture.
Qui pensa faire mon malheur :
En amour la moindre piqnure Blesse profondément le cœur.
Si jamais un amant fidcle ,
Brûlant d’un feu toujours nouveau , Te jure une ardeur éternelle.
Prends y garde, c’est mon jumeau.
Nèriitt.
R O S E T T E , au cadtt.
Mon ami , devenez mon frere , L’amitié vaut bien les amours;
Et si votre sœur vous est chere ,
Je vous recomioîtrai toujours.
( a Arlequin. )
Je devois me laisser surprendre, L’Amour n’a-t-il pas un bandeau?
Si mon cœur a pu se méprendre,