‹ Théâtre italien (volume 2)Chapitre 114 sur 114 · VAUDEVILLE · texte numérisé non relu

VAUDEVILLE

ARLEQUIN CADET, à

La foi que vous m’arez promise , Ne la dois-je qu’à votre erreur ?

Trop souvent c’est une méprise.

Lorsque Ton croit être au bonheur.

Dissipez ma frayeur extrême En me promettant de nouveau Que vous m’aimerez pour moi-même Et non pas comme son jumeau.

Eloignez de vaines alarmes ,

L’hymen unira nos deux cœurs D’un rival vous avez les charmes.

Mais vous n’aurez pas ses rigueurs.

Pour fixer mon ame incertaine, L’Amour me prête sou flambeau ;

A l’aimer je perdis ma peine ,

Vous ne serez point son jumeau.

ARLEQUIN, àRosctu

Souviens-toi bien de l’imposture.

Qui pensa faire mon malheur :

En amour la moindre piqnure Blesse profondément le cœur.

Si jamais un amant fidcle ,

Brûlant d’un feu toujours nouveau , Te jure une ardeur éternelle.

Prends y garde, c’est mon jumeau.

Nèriitt.

R O S E T T E , au cadtt.

Mon ami , devenez mon frere , L’amitié vaut bien les amours;

Et si votre sœur vous est chere ,

Je vous recomioîtrai toujours.

( a Arlequin. )

Je devois me laisser surprendre, L’Amour n’a-t-il pas un bandeau?

Si mon cœur a pu se méprendre,

Page 1