ARGENTINE, SCAPIN
v jes diables de direéteurs vous renvoient toujours au lendemain... ( Il apperfoit Argentine , et met le billet dans sa poche.) Ah! j’allois chez vous , ma belle Argentine.
Je suis aussi bien aise de vous rencon-
U LES DEUX BILLETS, trcr : vous ne savez pas ce qui s’est passé pendant votre absence.
Non : qu*est-il arrivé ?
ARGENTINE
Ce malheureux Arlequin a eu l’insolence de se présenter chez moi : je l’ai reçu de maniéré à lui ôter l’envie de revenir.
S C A P 1 N, riant.
j’ai vu tout cela, mademoiselle , j’étois au coin de la rue lorsque vous avez fermé votre fenêtre sans vouloir l’entendre. Mais parlons de quelque chofe qui m’intéresse davantage : vous savez bien la promesse que vous m’avez faite tantôt.
ARGENTINE, a part.
Bon. (haut.) Oui, je vous tiendrai parole; mais je suis bien aise de m’expliquer auparavant avec vous. Je prends un époux pour être aimée; ainsi, mon cher Scapin, si vos sentiments pour moi sont bien sincères, j’espere que vous ferez mon bonheur. Grâce aux bontés de ma jeune maîtresse , mademoiselle Rosalba , je suis riche , et je jn’exige pas que mon époux le soit »