‹ Théâtre italien (volume 2)Chapitre 6 sur 114 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

dois placer tout de suite cet argent, non pas sur ma tête, mais sous les plus jolis petits pieds du monde.

SCAPIN

Attends donc, tu ne sais seulement pas où il faut aller pour te faire payer.

ARLEQUIN

Non.

Écoute : je vais t’indiquer où demeure celui qui paie. ( Pendant tout 1e reste de la sec ne y Scapin cherche a voler le billet d’ Arlequin , et celui-ci le dérange toujours , ) Til sais bien où est le Luxembourg ?

ARLEQUI N.

Oui.

SCAPIN

Eh bien , c’eft là où l’on paie.

Au Luxembourg ?

SCAPIN

Oui. . . C’eft-à-dire. . . Non. . . avanf d’y entrer , à droite . tu verras une porte-co-

ehere. .. Tiens voilà le Luxembourg,

là - à droite, il y a une porte-cochere.. ■

jaune.

arlequin.

Une porte jaune ?

s C A P 1 N , vite.

Oui ; tu la reconnoîtras tout de suite. Tu frapperas, l’on t’ouvrira ; tu entres, tu vois un escalier à gauche, tu montes; tu trouve au premier une petite porte grise > une sonnette avec un pied de biche; tu sonnes , vient un domestique : Je demande â parler à M. le Directeur. Donnez-vous ia peine d’entrer. On te mene à son bureau, tu lui montres ton billet. Vite de l’argent à monsieur , trente sacs de mille francs, voyez si le compte y est. (Arlequin regarde , Scapïn vole le billet, ) On te prend ton billet et tout est fini.

ARLEQUIN

Oh ! c’est clair. Vis-à-vis , porte jaune, porte grise, pied de biche, domestique, l’escalier , et de l’argent : c’est clair. J’y cours tout de suite. Pardi , sans toi j’aurois £té bien embarrassé ; je te remercie.

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