‹ Théâtre italien (volume 2)Chapitre 7 sur 114 · SCENE I II · texte numérisé non relu

SCENE I II

SC A P I N, seul.

Si nous n’avions pas le soin d’y mettre ordre , il n’y auroit que ces imbécilles-là d’heureux. On a bien raison de dire que la fortune n’est que pour les bêtes : j’ai mis cent fois à la loterie, jamais je n’ai pu attraper un lot ; voici le premier. De quel bureau est-il ? ( Il déplie le billet. ) Ah ciel! je me suis trompé, il faut' être bien malheureux! comment! je ne peux pas gagner à la loterie * même en volant les billets qui ont gagné! celui-ci n’est plus qu’une Ièttre. ( Il lit.) r> Sois tran- » quille , mon bon ami , ton rivai ne « doit te donner aucune inquiétude. Je m t’aime: mon cœur est à toi pour touw jours : tu auras ma main quand tu vou-

« dras v>. Voilà qui est clair : ce billet est d’Argentine. Ah ! il aura sa main quand il voudra^ cela n’est pas si sûr: je vais tirer parti de ma gaucherie: et puisque j’ai manqué le billet de loterie, je ferai valoir‘celui-ci. (Il frappe à la porte d'Argentine.') Mademoiselle Argentine.

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