‹ Théâtre italien (volume 2)Chapitre 98 sur 114 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

ARLEQUIN CADET, seul .

( Il chante. )

Toujou r s joyeux , toujours content,

Je sais braver la miserez Pour la rendre plus légère Je la supporte en chantant.

Souvent la vie est importune;

J’ai mon fardeau, chacun le sien :

Ma gaîté , voilà ma fortune ;

Ma liberté , voilà mon bien.

D’un an de peine et de chagrin

Un court plaisir me dédommage ;

Quand je suis au bout du voyage,

Je ne songe plus au chemin.

Du sort je crains peu l’inconstance;

Tantôt du mal , tantôt du bien ;

Travail f repos , plaisir , souffrance ,

Je ne refuse jamais rien. .

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