SCENE V
ARLEQUIN CADET, seul .
( Il chante. )
Toujou r s joyeux , toujours content,
Je sais braver la miserez Pour la rendre plus légère Je la supporte en chantant.
Souvent la vie est importune;
J’ai mon fardeau, chacun le sien :
Ma gaîté , voilà ma fortune ;
Ma liberté , voilà mon bien.
D’un an de peine et de chagrin
Un court plaisir me dédommage ;
Quand je suis au bout du voyage,
Je ne songe plus au chemin.
Du sort je crains peu l’inconstance;
Tantôt du mal , tantôt du bien ;
Travail f repos , plaisir , souffrance ,
Je ne refuse jamais rien. .