‹ Théâtre italienChapitre 103 sur 116 · BLANCHE, LA FÉE · texte numérisé non relu

BLANCHE, LA FÉE

LA FÉE

E h bien ! ma chere amie , As-tu fait tes adieux ? Partons-nous pour la cour ?

Quand vous voudrez .•mais avant tout , ma mere , Je crois qu’il seroit nécessaire De connoître un peu ce séjour.

LA FÉE

Il est difficile peut-être De le bien définir ; il change à tout moment.

Presque toujours c’est un pays charmant ;

Tout le monde est heureux ou cherche à le çaroître :

On se déteste un peu , mais c’est si poliment !

On s’embrasse sans se connoître y On se détruit l’un l’autre doucement.

Parents, belles , amis, tous n’ont qu’un sentiment. C’est de se supplanter en secret près du maître.

BLANCHE

Mais quand le prince enfin m’aura donné sa Foi Par le plus brillant hyménée ,

Quelle sera nia destinée ?

' Vous le savez.

LA FÉE

Sans doute ; écoute-moi :

Une jeune et belle princesse Ne fait rien qu’avec dignité ;

Le respect l’entoure sans cesse Pour tenir bien loin la gaîté.

L’étiquette doit la conduire ;

Car , sans elle , point de grandeur *

Si la princesse veut sourire.

Il faut l’avis de la dame d’honneur.

BLANCHE

Mais cependant...

LA FÉE

Viens en juger toi-méme.

Partons.

BLANCHE

Quand je serai dans cette gêne extrême , Si par hasard j’allois me repentir D’avoir quitté.,.

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