‹ Théâtre italienChapitre 104 sur 116 · ACTE III, SCENE II, i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II, i

LA FÉE

Qui donc ?

BLANCHE

Ma sœur et mon village.

LA FÉE

Eh bien ?

BLANCHE

Pourrois-je revenir ?

LA FÉE

Non ,1a grandeur est un noble esclavage Dont on ne peut jamais sortir.

Mais partons , il est temps. .. Qu’as-tu donc ?

BLANCHE

Je regrette

Un amant qui vouloit s’attacher à mon sort ;

Mon départ va causer sa mort.

LA FÉE

Qui? Colin?

BLANCHE

Oui , c’est lui.

LA FÉE

N’en sqis pas inquiété à

Il est tout consolé.

BLANCHE

Qui vous l’a dit ?

LA FÉE

Colin.

i<$4 BLANCHE ET VERMEILLE.

Quand il a su que ce matin Tu m’avois demandé de devenir princesse ,

Il est venu me supplier soudain D’éteindre par mon art sa trop vive tendresse.

BLANCHE

Et vous l’avez...

LA FÉE

Guéri.

BLANCHE

Ce n’êtoit pas pressé.

LA FÉE

Cela Pétoit beaucoup ; car tu conviens toi-mém® Qu’il auroit pu mourir de sa douleur extrême. Heureusement , le péril est passé :

11 va se marier à la jeune Lucette ,

Qui depuis fi long-temps a pour lui de l’amour.

BLANCHE

Il va se marier ?

LA FÉE

Oui , dans ce même jour.

Sitôt que je t’aurai conduite à cette cour.

Je reviendrai pour être de la fête.

BLANCHE

Je ne Paurois pas cru. Quoi ! dans si peu d'instants Colin s’est consolé !

LA FÉE

Pour l’oublier toi-même „

II te fallut encore moins de temps..

Page 1