‹ Théâtre italienChapitre 50 sur 116 · ALAMIR, ZÉLIE · texte numérisé non relu

ALAMIR, ZÉLIE

J E t’en conjure, ma Zélie,

Ne me cache plus ta douleur.

Hélas ! dans mon ame attendrie Craindrois tu d’épancher ton cœur ?

Sois bien sûre, ma tendre amie.

Que l’amour saura te calmer }

Et que les peines de la vie Font mieux sentir le bonheur de s’aimer.

Pourquoi me dérober tes larmes?

Je dois tout partner, jusqu’au moindre soupir*

LE BAISER

Ne suis-je plus cet Alamir A qui tu conHois tes plaisirs, tes alarmes?

Tu ne m’aimes donc plus ?

Z ELI E

Ah! je n’aime que toi^

Mais je crains. . .

ALAMIR

Que crains-tu ?

Mon ami, laisse-moi.

C’est peut-être en vain que je tremble quoi bon te donner des chagrins superflus ? alamir.

Et comptez-vous pour rien de s’affliger ensemble *

Eh bien! je ne résiste plus...

j’avois pourtant promis de garder le silence ; Mais il faut toujours t’obéir :

Avec toi l’on ne peut tenir Que les serments d’amour et de constance. Tu sais que depuis notre enfance , Destinés à nous voir époux ,

Nos premiers sentiments , nos plaisirs lesplus doux Furent l’amour et l’espérance.

A L A MI R

Qui pourroit troubler les beaux jours Que notre heureux sort nous destine ?

Nous dépendons de ma mere Azurinej

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