‹ Théâtre italienChapitre 51 sur 116 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

Elle a vu naître nos amours.

Elle veut nous unir.

Oui , sa bonté touchante Ne s’occupe de rien que de notre bonheur. Mais tu connois ce cruel enchanteur Dont le nom seul inspire l’épouvante , Phanor ?

Eh bien?

Il demande ma main.

Ta mere, de frayeur saisie,

A voulu lui répondre en vain Qu’à toi l’amour m’avoit unie.

Hélas ! rien n’a pu le fléchir.

N’importe, a-t-il repris, Zélie est honorée De ma recherche } elle doit obéir :

Dans deux jours je viendrai finir cet hyménée- H est parti.

Demain sera donc la journée Où je n’aurai plus qu’à mourir.

ZELIE.

Calme-toi, mon ami, notre mere est allée Consulter sur notre destin Cette vieille et savante fée Dont l’oracle est toujours certain.

Attendons son retobr ; cet oracle infaillible Rassurera ton ame trop sensible.

«8 LE BAISER

DUO

Je n’en croirai que ton cœur»

Sur le destin de ma vie.

Ne doute pas de mon cœur»

Il est à toi pour la vie.

Est-il à moi?

Il est à toi.

Il est à toi pour la vie.

T’adorer fait mon bonheur.

Te plaire , ma seule envie.

Phanor ne peut rien contre moi.

Si tu penses toujours de même.

Toujours t’aimer , voilà ma loi , Mon plaisir et mon bien suprême.

Phanor ne peut rien contre moi.

Je t’aimerai toute ma vie :

Mais , hélas !...

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