‹ Théâtre italienChapitre 52 sur 116 · ZÉLIE, ALAMIR, AZUR1NË ; SUITE D’A Z U R I N E · texte numérisé non relu

ZÉLIE, ALAMIR, AZUR1NË ; SUITE D’A Z U R I N E

C’est vous, ma mere I ah! nous brûlons d’ap« prendre

Quel est le sort qui nous attend.

Pardonnez ; il sait tout , je n’ai pu m’en défendre.

Je 'me doutois , ma chere enfant.

Que vous ne seriez pas discrète.

Mais rassurez-vous cependant.

Votre félicité parfaite Ne dépend plus que d’un serment Que vous ferez à votre mere.

ALAMIR

Un serment ! Quel est-il ?

LE BAISER

Hélas î il me sembloît Que mon cœur avoit déjà fait Tous les serments que l’on peut fane.

J'ai traversé la paisible forêt Qu’habite la sage Birêne ;

Je m’attendois à voir dans un antre secret Une effrayante magicienne ,

Au front pâle et sévere , aux yeux étincelant# , Et dont le cœur endurci par le temps Seroit peu touché de ma peine.

Que je connoissois mal celle que je cherchois i Birêne , en me voyant , auprès de moi s’empresse , Me promet son appui , ses conseils, ses bienfaits » M’exhorte à soulager la douleur qui me presse :

Je vois bientôt que rien ne doit m’intimider ,

Et que de la triste vieillesse Birêne n’a voulu garder Que la douceur et la sagesse.

Eh bien ?

Je lui dis nos malheurs;

Je lui peins vos amours, mes chagrins, ma tendresse.

Mon seul récit la touche , l’intéresse ;

En m’écoutant , ses yeux se mouillent de ses pleurs.

y, Tremblez , m’a-t-elle dit, je connois la puissance.

« De ce cruel Phanor qui cause vos douleurs,

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