‹ Théâtre italienChapitre 70 sur 116 · II · texte numérisé non relu

II

LE BAISER

Nous disputons toute la vie ,

Et jamais la raison ne décide pour moL

Ton air humble et ta modestie Seront d’inutiles détours.

Crois- moi, restons brouillés.

A L A M I R , voulant baiser sa main .

Le pourrois-tu, Zélie?

Et L’oracle , Alamirî

ALAMIR , s'éloignant précipitamment

Oh ! j’y pense toujours.

Et surtout à présent que ma mere est sortie. Voici l’instant de s’observer:

C’est sûrement pour m’éprouver Qu’aujourd’hui tu parois mille fois plus jolie.

Mais je veux oublier que j’ai reçu ta foi.

Je ne veux plus parler ni m’occuper de toi j Tu verras ma sagesse extrême.

ZÉLIE

Malgré tes projets, mon ami.

Je crains dans un moment de te revoir le même. Tiens, va t’asseoir là-bas ; je vais m’asseoir ici* Nous causerons bien mieux.

(2£7e: place deux fauteuils aux deux extrémités dm théâtre. )

A L A M I R j s'asseyant.

C’est pousser la prudence

Page 1