‹ Théâtre italienChapitre 71 sur 116 · ACTE II, SCENE IV. lit · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV. lit

Assurément bien loin : mais n’importe , voyons j Tu n’as qu’à décider ce dont nous parlerons.

Je veux au même point porter l’obéissance.

Mais nous pouvons parler de ce que tu voudras , Pourvu que tu n’approches pas :

C’est la seule loi que j’impose.

Si tu m’en crois pourtant, avant la fin du jour Nous ne parlerons pas d’amour.

Je le veux bien , soit , parlons d’autre chose* ( Il fe fait un longfilence.')

J’écoute au moins.

Moi, mon ami, j’attends.

Mais je ne sais parler que de mes sentiments ,

Et tu ne le veux pas.

Je t’arrête bien vite.

Mon cher ami , laissons-là ce discours.

Il poufroit finjr mal j nous pleurerions ensuite: Tâchons d’oublier nos amours.

Il faut chercher à nous distraire:

Seule avec toi , je crains également Et de parler et de me taire.

Je vais chanter ; tu m’as dit si souvent Que c’étoitpar ma voix que j’avois su te plaire Ecoute moi. G a

>12 1E BAIS ER

T’entendrai-je d’ici ?

Qh ! n’approche pas , mon ami ,

Ou je vais retrouver ma mere.

A I Pv.

Le zépfiyr amoureux de la rose nouvelle- Ne quitte plus cette charmante fleur ,

Il vole sans cesse autour d’elle :

Tant qu’il modéré son ardeur , »

La rose pour lui renouvelle Et son éclat et sa fraîcheur.

Mais s’il de viejjt témérair e ,

Et que , cédant à son transport ,

Il agite la fleur légère ,

Il l’e'fFêuîlle , il cause sa mort.

J’entends bienlaieçon ; mais je crois , mon amie. Que nous avons bien mal interprété L’oracle que ma mere a tantôt rapporté, v, Un seul baiser prisa Zélie , n Suffit pour faire leur malheur, n.

J’explique mieux que toi, dans le fond de mon cœur ,

Cet oracle que je déteste.

Un baiser pris à toi nous seroit bien funeste ;

Mais si taie donnois , il parteroit bonheur.

( // s'approche., )

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