ACTE II, SCE NE IV. n
Quoi ! tu voudrois ôter à mon ame éperdue Le seul plaisir permis , le bonheur de ta vue?
Eh ! que crains-tu ? Je suis tremblant à tes genoux. 2 É L I E, dans le dernier trouble , se penche sur Al amir • leurs visages sunt tout pris de se toucher .
Je crains ce langage si doux Qui sefait toujours trop entendre ;
Ton air soumis , ta voik si tendre ,
Tout avec toi m’inspire la frayeur.
Je n’ose refpirer l’air que ta bouche enflamme ;
Il porteroit jusqu’à mon ame Tout le feu qui brûle ton cœur.
ALAM1R, transporté.
Ah ! ma Zélie. . .
( Il fembraffe ,• Phanor et sa suite paraissent. )