ACTE II, SCENE IV
Non ^non » ce n’est pas lace que lions dit Birêne , Moi, je l’entends tout autrement
Mais je voudrois du moins que cette magicienne Nous eût parlé plus clairement. (// s'approche.')
Z É L I E, a part.
Moi , je voudrois voir revenir ma mere.
A L A M 1 R j toujours s* approchant. Que me dis-tu?
Je dis que tu n’observes guère Ni mes ordres ni ton serment.
ALAM1R, se recule brusquement.
Qui l’eût pensé qu’un si doux hyménée Me causéroit tant de tourment !
Je n’ai jamais trouvésilonguelajournée. (. ilstlcve .)
Cependant je suis avec toi.
A L A M I R, très -vivement.
Non > ce n’est pas être avec moi.
Vous m’assignez loin de vous une place ;
Vous défendez , jusqu’à la fin du jour ,
Que j’ose vous parler d’amour.
Eh ! que veux-tu que je. fasse ?
Cruelle , réponds-moi , l’amour est mon bonheur ; Il est mon bien , il est ma vie.
LE BAISER
Je ne sais rien qu’aimer Zélie ,
Je ne veux rien que posséder son cœur.
Me livrer tout entier à ma brûlante ivresse ,
Ne respirer qu’amour , ne sentir que ses feux ,
Ne voir que toi , te voir sans cesse t Et toujours puiser dans tes yeux Et mon bonheur et ma tendresse ,
C’est le plus cher , c’est le seul de mes vœux, Et tu voudrois me l’interdire. . .
Donne-moi plutôt le trépas.
(// se met à ses genoux.')
ZELIE, émue
Mon ami.. . tu vois bien que tu n’es plus là-bas.
Laisse-moi t’adorer ; partage mon délire.
Eh ! n’ai-je pas reçu ta foi ?
Tu m’appartiens , je suis à toi :
J’ai tant de plaisir à te dire ,
Tu m’appartiens , je suis à toi!
Deux amants , ma chere Zçlie ,
Qui ne sauroiént rien que cela,
Auroient assez de ces mots-là Pour se parler toute la vie.
Z É L 1 E , troublée »
Alamir...
Eh bien ?
ZÉLIE
Quitte n;s-nou5.