‹ Théâtre italienChapitre 79 sur 116 · ACTE III, SCENE II, iaj · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II, iaj

Je pardonne à l’amour ; je connois sa puissance , Et je sais que votre âge est le temps des erreurs. Comme le mien celui de l’indulgence.

Vous voyez ce qu’un fils nous coûte de soupirs* Toujours tremblantes, incertaines ,

Nous ignorons tous ses plaisirs ,

Et nous sentons toutes ses peines.

Ici, mon art Feroit un inutile effort ;

Je ne peux réussir qu’en abusant Phanor.

J’ai des droits à sa confiance ;

C’eft moi quilui montrai cet art si dangereux De commander à la nature entière :

Et le cruel, emploie au malheur de la terre L’art que je lui donnai pour faire des heureux ! Cela seul me rendroit sa secrete ennemie.

Je cherche à me venger en vous rendant Zélie ;

Et je satisferai votre cœur et le mien ,

En trouvant à la fois là douceur infinie De punir un ingrat et de faire du bien.

A L A M IR

Je vous devrai plus que la vie.

B 1 R E N E , lui montrant la tour , Regardez, et voyez la prison de Zélie.

<^ue dites-vous?

C’eft là que le cruel Phanor ..

LE BAISER

ALAM1R, courant vers la tour .

Non , je ne puis contenir mon transport :

Je veux la voir, je-veux du moins l’entendre ,

Lm parler...

Moncher fils, qu’osez-vousentreprendre?

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