ACTE III, SCENE II, iaj
Je pardonne à l’amour ; je connois sa puissance , Et je sais que votre âge est le temps des erreurs. Comme le mien celui de l’indulgence.
Vous voyez ce qu’un fils nous coûte de soupirs* Toujours tremblantes, incertaines ,
Nous ignorons tous ses plaisirs ,
Et nous sentons toutes ses peines.
Ici, mon art Feroit un inutile effort ;
Je ne peux réussir qu’en abusant Phanor.
J’ai des droits à sa confiance ;
C’eft moi quilui montrai cet art si dangereux De commander à la nature entière :
Et le cruel, emploie au malheur de la terre L’art que je lui donnai pour faire des heureux ! Cela seul me rendroit sa secrete ennemie.
Je cherche à me venger en vous rendant Zélie ;
Et je satisferai votre cœur et le mien ,
En trouvant à la fois là douceur infinie De punir un ingrat et de faire du bien.
A L A M IR
Je vous devrai plus que la vie.
B 1 R E N E , lui montrant la tour , Regardez, et voyez la prison de Zélie.
<^ue dites-vous?
C’eft là que le cruel Phanor ..
LE BAISER
ALAM1R, courant vers la tour .
Non , je ne puis contenir mon transport :
Je veux la voir, je-veux du moins l’entendre ,
Lm parler...
Moncher fils, qu’osez-vousentreprendre?