‹ Théâtre italienChapitre 83 sur 116 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

Et je viens vous offrir , seigneur ,

De réunir mon art avec votre science Pour amener cet insensible cœur A reconnoître enfin votre puissance.

Il est vrai , j’aime ; et l’objet de mes feux A méprisé mes soupirs et mes vœux.

Mais j’en saurai tirer vengeance :

Zélie est prisonnière en cette horrible tour ;

Elle ne reverra le jour Qu’en réparant par son obéissance L’outrage fait à mon amour.

Pensez-vous que la violence Soit un moyen de la fléchir ?

Non, non , seigneur ; en vous faisant haïr ,

V ous prolongez sa résistance :

En vain vous la faites souffrir ,

L’amour soutiendra son courage;

Elle chérira davantage L’amant que l’on veut lui ravir.

Tous vos efforts tournent contre vous-même ;

Vous avez beau défendre au jour De pénétrer dans cette obscure tour ,

L’objet de son amour extrême N’en est pas moins devant ses yeux.

Le cœur n’a pas besoin de la clarté des cieux »

Pour voir toujours celui qu’il aime.

Mais je suis sûr du moins qu’aux yeux de son amant

n$ LE BAISER.

Pour j amais -j’ai su la soustraire.

Je le crois; cependant l’amour est téméraire, • Et vous devez trembler à chaque instant.

DUO

Je suis vieille, et je suis femme ; Croyez que le temps nous instruit.

je suis jaloux; etl’ardeur qui m’enflamme. , Jointe à mon pouvoir, me suffit.

De l’amour j’ai connu la flamme ;

Je sais combien elle donne d’esprit.

Vous savez que par ma puissance Je régné sur les éléments ;

L’enfer obéit en silence A mes moindres commandements.

Je partage votre puissance ,

Je régné sur les éléments ;

L’enfer obéit en silence A mes moindres commandements.

Tout est soumis à mon empire.

Tout est soumis à notre empire.

/ Eh bien. . .

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