SCENE IV
PHANOR, B I R E N g,
Est-ce donc vous , Birene I Mes yeux ne me trompent-ils pas ?
BIRENE.
L’ardeur de vous servir conduit ici mes pas.
Je n’ai point regret à ma peine,
Sî vous me revoyez avec quelque plaisir ,
Si vous daignez sur-tout vous souvenir Que j’instruisis votre jeunesse A commander aux éléments.
Vous l’avez oublié, seigneur , depuis long-temps:
Un des malheurs de la vieillesse ,
C’est de voir les amis fuir avec les beaux ans.
PHANOR
Vous m’outragez. Ah ! gardez-vous de croire Que vos bienfaits et ce que je vous dois Sortent jamais de ma mémoire.
BIRENE.
Je le desire , et je le croîs:
Mon amitié du moins ne s’est pas affoiblîe.
J’ai su que la belle Zélie Vous dédaignoit pour un autre vainqueur ;