‹ Théâtre italienChapitre 96 sur 116 · ACTE I, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV

Ilfaut y renoncer.

COLIN

. J’entends trop ce langage.

Tout déplaît dans celui que l'on cesse d’aimer ; Mes défauts n’étoient rien quand je sus vous char mer.

Souvenez-vous combien vous étiez différente ; Mes plaisirs, mes chagrins, vous vouliez tout savoir J’étois sûr , en allant vous voir ,

De trouver près de vous l’amitié consolante. Vous aimiez tant à pénétrer Dans ma plus secrete pensée !

Et si j’étois jaloux , loin d’en être blessée ,

Le plaisir de me rassurer L’emportoit sur la peur de vous voir offensée.

Mais aujourd’hui vous voulez me trahir :

Vous cherchez un prétexte , et votre ame légère Ne veut exciter macolere ,

Que pour avoir le droit de m’en punir. Épargnez vous une peine cruelle ^

Lorsque l’on peut être infidèle ,

On doit le dire sans rougir.

BLANCHE

Eh bien! Colin , pourquoi tant de foiblesse ? Oubliez un objettrop indigne de vous ;

En me délivrant d’un jaloux ,

En cherchant une autre maîtresse.

Votre sort etle mien n’en seront que plus doux. COLIN.

J «suivrai vos conseils; et dés demain peut-être....

blanche.

Dès aujourd’hui , vous en êtes le maître»

DUO

COLIN

Adieu , perfide , pour jamais.

BLANCHE

Adieu , Colin ; bon voyage,

COLIN

Adieu, perfide ; stdieu , volage :

Ojai , je vous quitte sans regret.

BLANCHE

Mais partez donc.

COLIN

Oui ,je m’en vais.

BLANCHE

Mais partez donc.

COLIN

C’est pour jamais.

( Tl 4’ en va et revient. ) BLANCHE,

Que voulez-vous ?

Ce n’est pas moi Qui romps une chaîne si belle.

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