‹ Théâtre italienChapitre 95 sur 116 · BLANCHE, COLIN · texte numérisé non relu

BLANCHE, COLIN

C’Esrvous,Colinîvousvenezdebonne heure.

COLIN

Je serois arrivé déjà depuis long temps ,

Si les chemins de ma demeure ,

N’étoient embarrassés des chevaux et des gens Du prince quivientàlachasse.

BLANCHE, vivement .

Il y revient encore?

COLIN

Il y vient chaque jour.

Chaque Forêt pourtant devroit avoir son tour;

Mais c’est toujours le nôtre.On 11e voitplus de place Où le gazon puisse fleurir;

Ils ont tout abîmé : le tumulte elFroyable

Et des chiens et des cors qu’on entend retentir » Forcent les troupeaux de s’enfuir i C’est un tapage épouvantable.

En vérité , le prince est fort aimable ,

Mais il fait bien du bruit quand il a du plaisir.

BLANCHE

De quel côté la chasse viendf a-t-elle ?

Ne voulez-vous pas y courir ?

Vous n’en manquez pas une} et vous savez* cruelle. Combien vous me faites souffrir :

Vous oubliez. . .

BLANCHE

Vous oubliez vous-même Qu’hier encore à mes genoux Vous m’avez fait serment de n’être plus jaloux

COLIN

Oh î je ne le suis plus : mais ma prudence extrême Voudroitque vous Fussiez toujours seule avec moi. Sil’on vous voit, il faudra qu’ou vous aime ;

Et vous trahirez votre foi ,

J’en suis sûr. ..

BLANCHE

Mais , Colin , vous mêlez un outrage A des discours quiséduiroient mon cœnr.

Je vous le dis avec douceur :

Cet esprit inquet » soupçonneux et sauvage.

Ne peut faire que mon malheur ;

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