‹ ThéâtreChapitre 11 sur 220 · PAR M ES ON · texte numérisé non relu

PAR M ES ON

En quoi art ?

GS AT os.

De goinfrer.

Je le trouve trcs beau.

Si tu peux y savoir quelque secret nouveau , Il n'est point d industrie à l'égal de la tienne.

GS.VTOS.

V», tu mérites bien que je t'en entretienne ; Seulement traitons-nous un mois à tes dépens.

PAR M ESC s.

"Volontiers : mais dis-moi , sans me mettre en suspens ; Quelle est cette beauté qu'en triomphe tu mènes .''

G5 ATON

Celle qui va bientôt l'épargner mille peines. Je te trouve honnête homme , et suis fort ton valet. D'un mois , par mon moyen , ni lettre , ni poulet , î>i billet à donner , ni réponse à prétendie.

Je commence, Cuaton , d'avoir peine à t'eutendre.

32 LEUKUQUE.

GNATON.

M nuit à faire guet avec tes yeux d'Argus.

P AU M E N o >'.

Tu me geDes l'esprit par ces mots ambigus ; Yeux-tu bien m obliger ?

Comment ?

De grâce , acliève,

GN AT ON

Avec toi pour un mois les courses ont fait trêve.

PAR M E 5 os.

Je le crois; mais encor, dis-m'en quelque raison.

GS ATON

Tliaïs , par ce présent , sera toute à Thrason.

PAUME NO s.

Se veux qu il soit ainsi : quelle en sera la suite ?

GH ATON

Pour un homme subtil , et si plein de conduite , Tu devrois péne'trer et voir un peu plus loin : Je veux , encore un coup , te déli-v-rer de soin. Tbrason voyant Thaïs , ceux dont elle est aimëe Peuveiit tous s'assurer que sa porte est fennée ; Ton maître comme un autre ; et tu n'entendras plus Ni souhaits impuissants, ni regrets superflus, Ki Quel est ton avis , ni Fais-lui tel message.

Ah ! combien voit de loin l'homme prudent et sage; J'avois peine à comprendre où tcndoit ce propos ; Mais, grâce aux immortels, j'aurai quelque repos.

G5 ATO s.

Dis, grâces à Gnaton.

paumeno^.

Et rien pour cette belle?

Gîl AT o 5.

A propos , que t'en semble ?

P A n M E s O s , voulant toucher PamphJle.

O dieux ! qu'elle est rebelle 5 Du bout du doigt à peine on ose lui toucher.

^'ul mortel que Thrason n'a droit d'en approcber.

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