SCÈNE II
PARMENON, seul.
Notre amant, ayant dit mille fois en une heure,
Quoi ! s'éloigner des lieux où mon ame demeure 1
K'irai-je pas ? irai-je ? enfin s'est hasarde' ;
Et mille fois encor m'a bien recommande'
Que je prenne bien garde au nombre des visites
Qu'on peut rendre en personne , ou bien par parasites ;
Qu'aux environs d'ici nul ne fasse un seul tour
Dont mon livre chargé ne l'instruise au retour:
Et que si je surprends le soldat auprès d'elle ,
Je tienne des clLns-d'œil un registre fidèle ,
Écrive leur propos de 1 un à l'autre bout,
]S^e laisse rien passer , et sois présent à tout :
Car le sage ne doit qu'à soi-même s'attendre.
C'eût été pour quelqu'autre un plaisir de l'entendre ,
Moi , qui sans cesse marche, et qui trotte , et qui cours ,
Je ne vis qu'à demi de semblables discours,
Et je souhaiterois, au fond de ma pensée,
Que le dieu Cupidon eût la tête cassée :
Cela feroit grand bien aux pieds de cent valets.
J'approche de Thaïs, et voici son palais.
Quoi ! j'aperçois aussi notre flatteur à gage !
SCÈjNE III.
PARMENON, GNATON conduisant Pam-.hiîc.
paumehoh.
AvASCE, homme de bien !
GNATON.
Contemple ce visage.
ACTEII,SCÈ>"EIII. il
PAUMES o>'.
Le coquin parle en prince , et nest qu'un gueux parfait.
GS AT o 5.
Tu te penses moquer, je suis prince en eflet.
Des fous, cela s'entend.
GS ATO:*.
Quoi I des fous ? Il n'est siga Qui sous moi ne dût faire un an d'apprentissage.