‹ ThéâtreChapitre 114 sur 220 · APOLLON, D A P H N É , L E U C I P P E · texte numérisé non relu

APOLLON, D A P H N É , L E U C I P P E

ÀPOLLOS.

Pocnaroi fiuir vos jours en des lieux pleins d'ennui?

Trouvez-vous le dieu du Parnasse Plus aflreux qu'un désert ?

( Daphné témoigne vouloir s'enfuir. )

Hélas ! ce dieu la cLasse :

EDe aime mieux mourir que régner avec lui.

C'est toi qui nous causes ces peines, Mortel : contre les dieux oses-tu contester ?

L E u CI p p E.

Mes amours sont mes dieux.

APOLLON"

Qu on redouble ses cbaîncs , Démons.

D A P H îî É , 5e jct-int à genoux.

FaitPS-les arrêter.

Pouvez-vous bieii me voir h vos pieds toute en larmes , Sans vous laisser toucher le cœtu'?

Daplmé , c'est contre vous rrue retournent ces armes.

La pitié redouble vos cbarmes ; En combattant l'Amour, elle le rend vainqueur. Votre douleur vous nuit ; vous en êtes plus belle.

Venez , venez être immortelle :

Je l'obtiendrai du Soit ; ou je jure vos yeux , Que les cicux

222 DAPH>É.

Regretteront notre présence.

Zt'pliyrs , enlevez-la maigre sa re'sistance.

DAPHNÉ s'enfuyant.

O dieux ! consentez-vous à cette violence?

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