‹ ThéâtreChapitre 13 sur 220 · PAUMES ON · texte numérisé non relu

PAUMES ON

Tu te fais trop prier, n'étant pas si beau qu'elle.

GN ATON

Te confondent les dieux , et toute ta séquelle I Je te sauve un gibet, te souhaitant ceci.

PAIIMENOS.

Ton bon vouloir me'rite un ample grand-mercî : Un jour nous t'en rendrons quelque digne salaire.

GN A TON

Tu le peux sans tarder. Mais n'as-tu point affaire ?

Pour toi, quand j'en aurois, je voudrois tout quitte)-.

GN ATO s.

De ce pas à Thaïs viens donc me présenter; Sers-moi d'introducteur.

Tu ris , mais il n'importe.

Entre seul , tu le peux.

GNATON.

Tiens-toi donc î» la porte ,

ACTEII,SCÈNEI1I. 35

Et garde qu'on ne laisse entrer dans la maison Quelqu'autre messager que celui de Thrason ; Je t'en donne l'avis , comme ami de ton maître: Et peut-être qu'im jour il saura recoouoitre De quelque bon repas ce conseil important.

Encor deux jours de vie , et je mourrai content.

GNATOS.

11 te faut bien un mois à la bonne mesure.

Non, non , je te rendrai ces mots avec usure , Dans deux joiu^ au plus tard.

GNATOS.

îfous le verrons. Adieu, p A n M E s o N .

Mon galant est parti : qu'ai-je affaire en ce lieu ? J'avois dessein de voir cette sœur prétendue ; Et je me trompe fort, ou c'est peine perdue De s'en aller offrir , après un tel présent , Notre vieillard flétri, chagrin et mal plaisant; Mais il faut obéir.

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