‹ ThéâtreChapitre 181 sur 220 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JULIE, MONTREUIL, CÊLIANE, LUBIN, Paysans; SAINT-AMANT, DORAME,àla fenêtre.

Nous venons près de vous entendre le concert.

Ce Mai nous avertit qu'il faut songer au Vert.

33a JE VOUS PRENDS SANS VERT.

tUBIN.

Vous y jouez donc ?

CÉ LIANE

Oui.

LUBIN

Gardez d'être altrapée !

JULIE

Pour inoi , si l'on m'y prend , je serai bien trojnpe'e !

L U B I ÎJ , chante.

Dans ces verts ébats Craignez la surprise :

Telle est souvent prise, Qui n'y pense pas.

JULIE

Je suis en sûreté, tjuoi qu'on puisse entieprendre.

LUBIN

Souvent brebis fringante au loup se laisse prendre.

Qui se gai'de de tout ne peut être attrapé.

LUBIN

L'on prend au trébuchet l'oiseau le plus huppé.

( Il chante. )

Pour denirlier une f;iuvette , Lucas dit à Catin . Follette ,

J'irai t'appeler demain, Du matin.

Si je te trouve au lit dormeuse,

Ma bouclie h baiser ton seiu

Ne sera pas paresseuse.

A ces menaces, Catm

N'en tut pas jlus matincuse ; Lucas trouva l'iiuis ouvert ;

Catin fut prise sans Vert.

JULIE

Catin se devoit bien tenir encourtinëe.

Elle aimoit à donnir la grasse matinée : Pour surprendre les gens il est plus d'un Lucas. . . . Mais Flore se présente avec tous ses appas.

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